Comment réagir face à une agression verbale

Apprendre à réagir face aux abus verbaux

Comment réagir face à une agression verbale

Comment réagir face à une agression verbale peut sembler décourageant, voir inaccessible. Mais des solutions existent et plus vous pratiquerez, plus cela deviendra facile. Jusqu’à ce que cela soit enraciné dans vos comportements. Réagir face aux agressions verbales pourrait être une discipline en soi. Malheureusement, elle n’est jamais enseignée à qui que se soit, si ce n’est à des personnes qui en ont déjà souffert. L’irrémédiable postulat de départ étant, que la nature humaine est ainsi faite que les personnes vous traiteront comme vous les laissez vous traitez.

Ce postulat de départ étant déterminé, mettre fin à une relation avec un agresseur verbal n’est pas forcément chose facile, car un grand nombre de paramètres entre en compte. Après plus de dix ans de pratique et des milliers de cas de gestion d’agression verbale en tant que portier et physionomiste en discothèque, j’ai peu étudié et constater la redondance des comportements humains dans ce cas de figure. Le contexte d’apparition de l’agression verbale créé déjà une différence dans la fréquence et le type d’agression verbale. Si vous êtes à un poste de travail d’accueil (grandes surfaces) vous serez forcément beaucoup plus exposé au niveau de la quantité, de la fréquence et du degré de violence verbale subit. Il y a donc deux grandes catégories : la partie professionnelle et la partie privé.

À l’intérieur de ces deux grandes partie une très grande variété des situations son possible :

  • collègue de travail que vous allez être amené à revoir ;
  • supérieur hiérarchique ;
  • un/une inconnu dans le métro ;
  • un/une inconnu dans un lieu festif alors que l’attention est baissée ;
  • une personne connue (famille, conjoint…)
  • etc.

Ne pas perdre de temps face à l’impondérable

Le conflit et les agressions verbales font partie de la vie. Il en va de même pour les personnes qui ont des attentes, des besoins ou des désirs différents des nôtres. Lorsque ces interactions sont fréquentes ou que la question en discussion est importante, il est primordiale de consacrer du temps et des efforts pour résoudre ces différents, car il en résultera souvent de nouvelles confrontation ou au moins d'opinions divergentes.

Parfois, cependant, nous passons beaucoup de temps à essayer de rendre des gens heureux qui ne le seront jamais. Nous choisissons également de nous battre verbalement avec des individus agressifs simplement parce qu'ils nous poussent ou nous incitent à l’être. Le problème est que ces personnes sont souvent des personnes expérimentées qui recherchent le conflit parce qu’elles aiment la lutte verbale autant que l’attention.

Tout apprentissage étant basé sur la répétition, il faut au préalable la possibilité pour s’entraîner. Ce qui n’est pas forcément accessible à tout un chacun. Si une personne se sent lésée ou traitée injustement, elle ne devrait pas recourir à la violence verbale ou à d'autres formes de violence, mais expliquer calmement comment le comportement de l'autre personne l'a fait ressentir, puis tenter de résoudre le conflit et les répétitions futures en utilisant les compétences de communication efficaces n’est pas à la portée de tous le monde.

Le moyen le plus instinctif de réagir à un agresseur verbal est d’essayer de le raisonner. Lorsqu'une personne vous agresse verbalement, votre réaction naturelle est de tenter de convaincre l'agresseur de la raison pour laquelle est erronée. Ce faisant, vous vous attendez à ce que l'agresseur soit un adversaire normal, à l'écoute des raisons et des arguments. Mais le fait est que selon le contexte vous ne pourrez pas facilement raisonner avec un agresseur verbal. La violence verbale est un moyen d'attaquer ou de dénigrer une autre personne en utilisant des mots (ou le silence) comme une arme. Cela peut prendre diverses formes, allant des discours violents aux remarques passives agressives. La violence verbale est une sous-catégorie de la violence émotionnelle ou psychologique. Le seul moyen efficace de mettre fin à la violence verbale est de ne pas perdre de temps à répondre à l'agresseur à chaque fois qu'il attaque. Si quelqu'un vous agresse pour quelque chose sur lequel vous n'avez aucun contrôle :

  • vous devez ignorer le contenu réel de ce qui a été dit ;
  • identifier le type de maltraitance utilisé ;
  • le nommer et de demander sans aucune émotion à l'agresseur de l'arrêter.

Il y aura inévitablement des situations dans lesquelles l'appel de l'agresseur sera infructueux. Si cette approche calme ne fonctionne pas, aussi difficile que cela puisse paraître et si cela est faisable, la seule réponse significative à la violence verbale est de quitter les lieux. En refusant de vous engager dans la joute verbale avec l'agresseur et en évitant d'essayer de raisonner et d’argumenter, vous montrez à l'agresseur qu'il n'agit pas de manière rationnelle et que vous n'allez pas supporter le comportement.

Être capable de réfléchir pendant le combat verbal

Face à la soudaineté d’une personne agressive, faites d'abord un pas en arrière et tentez de comprendre la source de votre contrariété. Le comportement, est-il vraiment inacceptable ou y répondez-vous avec colère parce qu'il a touché un point sensible ? L'article suggère également d'essayer d'ignorer les comportements odieux, si possible. En d'autres termes, ne rivalisez pas avec les intimidateurs saufs si vous en avez vraiment besoin et ne laissez pas les agresseurs contrôler ce que vous ressentez.

À d'autres moments, cependant, les agresseurs doivent être directement affrontés, sinon le comportement continuera ou s'aggravera. Cela est particulièrement vrai si votre silence suggère que vous êtes potentiellement une victime facile. Sur un lieu de travail, les abus verbaux et l'intimidation ne doivent jamais être considérés comme faisant simplement partie du quotidien. La violence verbale ne laisse pas de marque visible, mais les personnes qui en font l'expérience souffrent parce que c'est une forme de violence psychologique. Tenter de donner un sens au traitement de son agresseur n'a parfois aucun sens, il n'y a pas d'explication rationnelle et cela n'a rien à voir avec vous. Tous les animaux possèdent un certain nombre de signaux (sonores ou non-verbaux) pour afficher leurs limites. Vous devez également absolument essayer de définir des limites pour les interactions futures. La réalité est que vous ne pouvez pas forcément contrôler le comportement d'un agresseur, mais vous pouvez contrôler votre réponse et apprendre à réagir de manière à pouvoir aller de l'avant.

Les façons de réagir aux abus verbaux

L’ignorance. Ignorer les abus verbaux peut sembler être un conseil irréaliste. Comment ignorez-vous quelqu'un qui crie collé à votre visage ou vous appelle en utilisant des noms qui vous donnent envie de le frapper ? Croyez-le ou non, ignorer une attaque est extrêmement efficace, car les agresseurs verbaux s’alimentent avec la réaction de leurs victimes. Son but est de vous faire du mal, si vous êtes apparemment indifférent, cela le tracassera et empêchera l'agresseur d'obtenir le résultat souhaité.

Sans émotions. Cette façon, de réagir est basé sur l’entraînement à la confrontation. Être capable de rester de marbre est l’arme psychologique la plus performante. Ce que cherche votre agresseur, c'est des réactions : pleurer, crier, s’effondrer et d’autres réactions émotionnelles. Ne jamais lui donnez cette opportunité.

Fixer des limites. Fixer des limites peu sembler difficile au début, mais avec courage et constance et politesse, c’est être extrêmement efficace. Changer l’image que quelqu'un vous porte, modifier votre propre niveau de confiance et de respect envers vous-même est potentiellement beaucoup plus long. Cette pratique vous aidera à développer un sentiment de confiance en soi. C'est à vous d'enseigner aux autres comment vous traitez.

Ne pas envenimer les choses. Vous ne pouvez pas arrêter les abus verbaux avec plus de mots. Ne répondez pas aux cris avec des cris ou des injures. Il/elle peut se rendre compte de son comportement est agressif et disproportionné et cela devrait aider à désamorcer les choses à un niveau plus raisonnable.

Anticipation et évitement. Dans les relations de violence verbale, il y a un agresseur et une victime et ils subissent un cycle de violence récurrent et familier. La victime commence à savoir quand une agression violente va se déclencher, elle peut sentir l'hostilité grandir et elle connaît le seuil de déclenchement. Lorsque c'est le cas et que vous savez qu'une altercation est proche anticipez et éviter.

Conclusion

Si seulement votre ego a été écorné, le combat n’en vaut jamais pas la peine. Le degré de préjudice causé par une incivilité à une personne dépend souvent de la fréquence, de l'intensité et de la durée du comportement et/ou de la tactique utilisée. De plus, ce qu'une personne considère comme une expérience préjudiciable, une autre n’en tiendra pas compte. Par conséquent, l'expérience ou les perceptions de la violence de chaque personne sont uniques. Cependant les conséquences à court ou à long terme de la non-résolution de conflits, auront des conséquences négatives importantes pour vous-même ou pour les autres.

Pour les personnes qu’y sont fortement exposé et qui subissent une quantité importante et journalière d’agression verbale, il s’agit d’une grave erreur de penser qu’il est possible de s’y habituer. Le cerveau humain n’est pas préparé pour subir aussi régulièrement de telles quantités de violence psychologique. Il faut absolument se protéger. Et pour cela rien de mieux que la formation.